Bribes de mon parcours

Oui sans doute c’est le mot qui convient après plus de trente condamnations totalisant on ne sait plus combien d’années de prison.

Mais cette fois-ci, Jean-Marie Cazé va, à son tour attaquer l’Administration pour se faire indemniser des conditions effroyables dans lesquelles il a vécu.

Le tribunal administratif de Rennes a fait traîner en longueur ; puis j’ai été transféré. On m’a alors dit que j’allais à POISSY mais on m’a dit que j’allais transiter quelques jours à REAU. La pénitentiaire de Vezin le Coquet a aussitôt prévenu le tribunal administratif qui m’a alors adressé un courrier recommandé qui lui est revenu à l’adresse que je quittais.

Ainsi, j’ai été débouté au motif de n’avoir pas signalé mon changement d’adresse ! Belle connivence ou belle collusion ?

Vous pourrez apprécier son histoire à lecture des éléments de ses derniers dossiers…

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Encore un tour de manège


Voilà la convocation que je reçois… venez nombreux… je n’ai aucun avocat pour cette audience du 23 mai… je ferai un pourvoi.

La récidive dite légale se réfère à une première condamnation à quatre mois de prison pour une évasion que j’ai réalisée alors que j’étais condamné pour la détention d’un sachet de 4 à 5 grammes de cocaïne…

JM Cazé

Dimanche 17 avril 2011

Manege


Isolement


Ce matin, j’ai été brusquement transféré à la prison de Rennes Vezin.

Depuis fort longtemps de par la loi (des autres, de ceux qui se sont octroyé le droit de voler la liberté de certains) je devais me trouver en centre de détention à défaut de milieu hospitalier pour psychose carcérale…

J’informe aussi mon frère et ma fille de ma nouvelle adresse forcée.

J’aimerais que l’audience du 23 mai à 14h30 à la Cour d’appel de Rennes soit mieux peuplée et qu’il y ait un deuxième journaliste qui ne soit pas, lui, à la botte du Parquet local.

C’est cette Cour d’appel qui m’a obligé à faire un pourvoi pour arrestation illégale, en jouant sur la discrimination riche-pauvre et en ignorant les  arrêts de la Cour de Cassation qui me donnaient raison : bidouillage pour que la Cour de Cassation n’ait pas à statuer sur le fond puisque cela m’aurait été favorable.

Ici je suis en apnée… Je ne sors pas de ma cellule pour y  tuer ma claustrophobie… La douleur apparaissant surtout lorsque j’y rentre après en être sorti comme en promenade.

Jean-Marie Cazé

Le 21 avril 2011


Perrin juge d’instruction


14 435 ème jours de prison

PARIS, janvier 1968.

Nous étions mineurs, 17 ans, et nous avions filé une sacrée raclée à un homo quadragénéraire dragueur. Le juge d’instruction dira à nos avocats : « je sais qu’ils seront condamnés avec du sursis, alors je les envoie en prison pour qu’ils y terminent leur scolarité. » Nous étions depuis octobre 1967 en terminale au lycée Lavoisier.

Nous voilà à Fresnes, quartier des mineurs, Hugues Marin et moi… mais il n’y avait pas de quartier étudiant… Il y en avait un au quartier J3 (détenus de 18 à 21 ans).

Huit jours après j’ai une altercation avec un éducateur et je me retrouve d’abord au mitard, puis au quartier isolement J3, pour finir au quartier haute surveillance des J3, peu avant d’être libéré début juillet 1968 après avoir passé six mois en huis clos !

Hugues Marin avait quitté Fresnes-mineurs pour inaugurer Fleury-Mérogis -mineurs. Il n’a pas plus que moi suivi de scolarité…

Nous fumes condamnés à six mois avec sursis, sursis ironique puisque nous avions purgé notre peine !

En 1969, nous fumes amnistiés par Pompidou.

Le juge d’instruction ignorait tout de cela. Cela ne l’a pas empêché de nous « condamner » tout seul… sans savoir

A l’automne nous sommes retrouvés, lui et moi, en correctionnelle pour vol avec violence sur un autre homo, un capitaine de l’armée, faits commis en septembre 1968. Lui fut arrêté et écroué. Moi je me suis enfui, puis engagé à la Légion étrangère en décembre 1968 avant de déserté en mai ou juin 1969.

Au total un an ferme pour Hugues, 13 mois pour moi…

Quelques années plus tard, Hugues Marin s’est suicidé… ou a été suicidé dans un cachot militaire.

Jean-Marie Cazé

 Le 18 mai 2011


Enchaînement


11 356ème jours de prison

Fin 2002, je suis brusquement libéré du CD d’Argentan après 4 ans et 8 mois pour des histoires de chèques et de recels.

Divorcé après 20 ans de mariage et avec 400 € en poche, me voilà à la rue.

Je fais connaissance avec le Groupe Mialet qui me donne à vendre son livre « Tous coupables » à la porte des prisons, ce que je fais en utilisant une 205 prêtée par Loïc Le Floch Prigent condamné pour n’avoir pas eu le courage de balancer les politiques au dessus de lui.

Puis on m’arrête au début de l’été 2003 pour une gifle que j’aurais mise à un connard qui vivait dans le HLM où habitaient mes cinq enfants. Le Groupe Mialet me fera bénéficier gratuitement des services de l’excellent Maître Philippe Pétillault qui avait défendu Loïc Le Floch en première instance. Mon avocat relève un vice de forme, une nullité rédhibitoire, mais la juridiction d’Angers n’en aura cure et me condamnera à quatre mois au terme d’un raisonnement spécieux, utilisant le courrier de mon témoin à décharge – mon fils – mal rédigé, tout en omettant de tenir compte d’un autre témoin à décharge dont l’agenda prouvait que le jour en question j’étais ailleurs.

On rajoutera quatre mois pour un courrier écrit en 2002 à un juge des enfants qui s’est estimé outragé alors que tout ce que je lui avait écrit s’est révélé exact par la suite à savoir qu’il a favorisé (par son incompétence) la délinquance de 2 de mes fils privés de leur père.

Novembre 2003, après 5 mois et demi de détention je suis libéré… 100% à poil !

Grâce à l’un de mes fils, qui avait ouvert un compte en banque et obtenu 2 ou 3 mille euros d’une maison de crédit, nous allons, en jonglant beaucoup, louer un camping car pour me faire un domicile.

Je me lance dans des allers-retours en Andorre pour gagner de quoi payer les 2500€/mois réclamés pour le véhicule.

Fin 2004 nous sommes arrêtés par les douanes et écroués à Perpignan pour 150 cartouches de cigarettes. Mon fils fera quelques jours et moi un mois avant d’être placé sous contrôle judiciaire. Mais il aura fallu que mon fils emprunte 1500€ pour l’avocat d’office qui les réclamait pour obtenir ma libération par le juge des libertés.

Me voilà en dessous de zéro puisque couvert de dettes.

Début 2005 j’arrive à louer un fourgon pour trois jours et je pars faire des achats avec un carnet de chèques volé pour vivre, me renflouer et payer mes dettes.

Hélas un Super U relève le numéro d’immatriculation.

La gendarmerie voyant mon nom  et mon pédigré décide de ne pas m’arrêter mais de me filocher pour attendre d’avoir à me reprocher bien plus qu’un carnet de chèques.

Il est évident que je ne risque pas d’avoir un job à mon âge et avec mon CV immontrable…

Ainsi je continuerai forcément et peu importe pour les commerçants ou les assurances qui auraient pu ne pas être victimes.

Septembre 2005, alors que j’ai bien remonté la pente et que j’ai un domicile, un F1, la gendarmerie décide  de m’arrêter un peu prématurément car nous commencions à déranger sur un autre plan.

En effet, une certaine Chantal Cottet s’était mise à faire un tour de France des Cours d’appel pour revendiquer une autre justice. Nous l’avions aidée et hébergée, elle et ses trois associés pendant trois jours. Le lendemain de leur départ, à six heures du matin, la gendarmerie, sur ordre, vient arrêter tout le monde.

Le Parquet d’Angers, pendant ma garde à vue et suite aux perquisitions, décider de diviser l’affaire en trois procédures. La première avec mandat de dépôt, les deux autres sans mais avec des condamnations rapides afin de se ménager  des cartes à jouer quand il le voudra  par application de ces condamnations à 4 mois (pour détention et usage d’un sachet de 4 grammes de cocaïne) et à 10 mois (pour des cigarettes venant d’Espagne).

Il abattra ces deux cartes-là juste au bout d’un délai d’un an, durée maximale du mandat de dépôt, ainsi mon incarcération dépassera ce que la loi permet pour une préventive.

Après 21 mois, en juin 2007, je suis libéré, sous contrôle judiciaire, du CD d’Argentan, avec quelques euros.

Je pars illico sur Paris où je fais faire mon passeport. Puis avec des chèques je me fais du fric en achetant des timbres amendes et des timbres fiscaux que je revends à moitié prix. Avec ce fric je loue un camping car à un particulier et je m’en vais le vendre en Hollande.

Avec 20 000 euros en poche, je pars en Tunisie de Bruxelles pour y refaire ma vie sur la proposition de JM Cesbron que j’avais rencontré en détention à Ploemeur fin 2006 : un job dans sa société « Pécheurs artisans du golfe d’Aden ».

Mais il ne remet jamais les papiers qui me permettraient d’obtenir un titre de séjour. Alors je reviens en France pour renouveler mon visa de trois mois. J’en profite pour acheter à nouveau des timbres ce qui me permet d’acquérir un Jumpy pour 3 000 euros que je veux emmener en Tunisie où j’ai rencontré une femme qui mendiait au port de la Goulette et que j’herbergeais chez moi avec ses deux enfants et avec qui une idylle a démarré.

Avril 2008, je retourne en France, encore pour le visa mais surtout pour voir mes autres enfants qui ont besoin de tout. Je vide un carnet de chèques… et je suis arrêté à 6 heures du matin en Normandie chez mon ami Eric Mamby, ex-huissier d’Étampes, lui aussi en délicatesse avec la justice.

Direction Angers, mais on ne veut pas de moi dans la maison d’arrêt qui est trop proche des miens alors on m’envoie à Rennes.

On me condamne à Angers pour les faits de 2005 : 5 ans ! Je fais appel.

Puis à Avranches et Dreux en appel pour un carnet de chèques ayant servi à acheter des timbres je prends 18 mois.

On ne prends pas la peine de m’extraire pour l’appel des cinq ans : je m’évade le 21 décembre 2008.

En mai 2009 je suis arrêté à Tours de nuit dans mon Jumpy qui me tenait lieu de domicile.

On m’envoie à Ploemeur.

On me condamne ensuite à 4 mois pour une histoire abracadabrantesque de téléphone en prison.

Enfin après avoir refusé la nullité de mon arrestation nocturne on m’inflige 3 ans pour évasion et je dois encore repasser à Angers pour le non respect de mon second contrôle judiciaire, plus pour celui de Perpignan.

Contrairement à ces messieurs en col blanc je n’attends jamais en liberté pendant x années que les poursuites s’amenuisent avec le temps.

Non les pauvres dans la merde sont enfermés illico et rendu à la liberté un jour aussi pauvre qu’à l’entrée : ainsi on conserve une clientèle.

Jean-Marie Cazé

Le 12 juillet 2011


Condamnations et condamnations dérivées



11 367ème jours de prison

La Justice n’ignore pas « les produits dérivés »…

  • Éloignement familial

Il fut un temps où l’éloignement était la politique suivie par la pénitentiaire pour mieux déstabiliser le captif et lui rendre plus difficile une éventuelle évasion, son seul droit légitime, légitime mais jamais admis par les séquestrateurs.

Puis, pour être en phase avec une nouvelle politique dite de réinsertion (y compris pour les non encore insérés une seule fois), il a fallu dire pratiquer l’inverse… mais pas avec tout le monde.

Poissy, juillet 2011 : un détenu muni d’un couteau a retenu un surveillant pendant 4 heures. Déjà en 2010 il avait séquestré un psychiatre à la prison de la Santé et c’était déjà sa troisième prise d’otage pour revendiquer qu’on le rapproche de sa famille.

J’ai connu cela quasi systématiquement et aujourd’hui encore : but détruire mon foyer.

A une époque mon épouse déménageait pour parer à cette saloperie… mais on me retransférait encore et encore pour qu’elle se lasse. Un avocat général à Angers, Ferrero, m’a même fait publiquement ce chantage : « soit vous cessez de réclamer votre liberté, soit je vous envoie très loin. »

Ce fut très loin : Luynes près d’Aix en Provence.

  • Saucissonnage

Un procureur, après une arrestation, peut, selon son libre arbitre et en fonction des gens et des buts recherchés, faire une seule poursuite ou différentes poursuites, histoire de gonfler les casiers et d’obtenir un plus grand total.

Mais, pour ceux qui seront persécutés en prison, il y a fort à parier que d’autres condamnations suivront pour ceux qui ne s’écraseront pas.  Révoltes diverses, fuites légitimes, téléphones, drogues et j’en passe…

Comme c’est marrant, un persécuté qui gigote !

Certains peuvent  prendre leur pied… comme d’autres leur queue, voir le magistrat qui se branlait en audience, il y a dix ans à Angoulème.

Puis il y aura la sortie quasi inéluctable et la formidable envie d’intégrer (ironie), cette société après avoir eu à connaitre certains de leurs membres, soit magistrats et matons tellement…sain de corps et d’esprit !

les premiers incompétents et souvent pervers ; les secondes, aux ordres pour un petit salaire – leur seul souci. En effet, vous ne les verrez jamais manifester pour autre chose que de salaire et moins de travail ; jamais pour la justice ! Quelle différence avec un mercenaire ? Cela ne les empêchera pas, oubliant de se regarder, de faire de la morale aux autres.

Jean-Marie Cazé

Le 22 juillet 2011


Clarifications 


 


 

11 433ème jours de séquestration au 26 septembre 2011 mais 13077 jours au 26 mars 2016

Certains me disent ne pas se retrouver dans mes avalanches de condamnations. Je publie donc ci-dessous le catalogue classé dans l’ordre des faits:

  1. TC ANGERS 05/09/2006 – 4 mois ED (détention de cocaïne)
  2. TC ANGERS 13/02/2006 – 10 mois ED (détention de cigarettes achetées en Espagne)
  3. TC ANGERS 03/09/2007 – 4 mois ED (outrage à magistrat par écrit non rendu public)
  4. CA CAEN 26/11/2008 – 18 mois ED (émission de 2 carnets de chèques volés)
  5. CA ANGERS 18/12/2008 – 5 ans ED RECIDIVE ( chèques & recels…)
  6. CA RENNES 29/06/2010 – 4 mois ED (vol, en prison ! , d’un téléphone confisqué)
  7. CA RENNES 21/06/2011 – 3 ans ED RECIDIVE (évasion réelle mais fausse récidive)
  8. TC ANGERS 07/11/2011 – 4 ans ED RECIDIVE (chèques & recels…)
  9. TC RENNES 05/03/2012 – 8 mois ED (dégradations en prison => UMD)
  10. TC PERPIGNAN 27/03/2012 – 6 mois ED (trafic de cigarettes avec Andorre en 2004)
  11. Affaire libre en pourvoi (St Brieuc – RENNES – 3 ans, avec Me Philippe PETILLAULT et sa QPC. Voir rubrique préparatifs d’évasion abandonnés

*1, 2 et 5 = même arrestation en septembre 2005

*4 et 8 = idem en mai 2008                                   ED = Emprisonnement Délictuel

Chronologie :

Arrestation octobre 2004 (cigarettes Andorre). Contrôle judiciaire 35 jours après (pointage 2 fois par semaine à ANGERS).

Arrestation en septembre 2005 sur perquisition (division artificielle en 3 procédures)

Contrôle judiciaire 21 mois après, par obligation car délai préventive maximal atteint (pointage 2 fois par semaine er interdiction de quitter ANGERS). (3 mois après, départ en TUNISIE).

Arrestation en mai 2008 (Chez MANBY)

Evasion en mai 2009 : Arrestation illégale à 1h du matin en forçant la porte de mon domicile roulant.

9 ans et 3 mois de prison à ce jour (mars 2016).

Ma fiche pénale est éronnée, faisant démarrer en mai 2008 cette sage.

Confusions-miettes: affaire 9 et 10 absorbées par affaire 8, à Versailles (soit 14 mois). La CA de Versailles aurait dû  se déclarer incompétente. De plus, car fiche pénale éronnée, elle ignorait ce qui précédait mai 2008. date de libération actuelle mai 2019

Après 4 ans et 4 mois de procédure, le problème des confusions de peines n’est toujours pas réglé car les procureurs, se passant le mot et les demandes, continuent de me promener. Le dernier jugement en cours avait été mis en délibéré au 6 janvier 2016, au TGI de VERSAILLES. Malgré mes réclamations, rien ne m’a été notifié à ce jour.

Pour le moment, je suis libérable en 2019 …

Jean-Marie Cazé

Le 26 septembre 2011

 

 Le 25/07/2016
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