Politique


PSCHITT ET ACADABRANTES



11 531ème jour de prison

Au 31 décembre 2011


VRAC


Le 25/03/2017

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11 509ème jour de prison

Le 9 décembre 2011

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Quelques lettres


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Que faire en prison ? Ecrire


11 482ème jour de prison

Lettre au Conseil supérieur de la magistrature

Mesdames et Messieurs,

J’apprends par le journal cette loi du 25 février 2011 qui me permet de porter plainte contre un magistrat. Mais, il y aurait un délai d’un an après la fin de la procédure ?

Or le problème naît en 2005 et je suis encore en train d’en subir les conséquences sans avoir pu ni me défendre en temps utile, ni me pourvoir en cassation fin décembre 2008.

Contrairement aux puissants, je n’ai pas attendu vingt ans en liberté mais ai été jeté illico en prison pour enrayer toute défense, écroué à 300 kms de ma famille et de l’avocat d’office qui, on le sait, ne se déplace pas dans la pratique sauf pour les audiences, sans communiquer le dossier.

Ces formidables entraves à la défense sont de la discrimination de fait et connues de tous, donc des juges en premier qui utilisent ce genre d’astuces.

Enfin, il faut du temps pour comprendre puis établir les faits qui ont été cachés au maximum.

Voilà pourquoi je voudrais savoir si, dans ce contexte, ma plainte est recevable.

De quoi s’agit-il ? Début 2005, je suis identifié pour avoir participé à l’émission de chèques issus d’un chéquier volé, par le relevé de la plaque d’un véhicule loué à mon nom sur le parking d’un Super U à 49 Bécon les Granits.

La gendarmerie voyant mon nom et sachant que je venais d’être placé sous contrôle judiciaire par Perpignan et que je suis sans aucune ressource sait que je vais forcément chercher à remonter la pente.

Avec l’accord du parquet d’Angers, on me laisse faire… au détriment des futures victimes alors que la loi les obligent à m’interpeller pour prévenir aussi le renouvellement de l’infraction.

Toute la suite à ce jour n’aurait pas pu avoir lieu.

Non seulement je pointais deux fois par semaine mais les gendarmes de 49 Saint Georges sur Loire qui avaient mon numéro de téléphone m’ont convoqué et relâché.

Quelques mois après j’ai perdu mon portefeuille, un commissariat d’Angers enregistrera ma déclaration et me laissera partir. Puis la mairie m’informera de venir chercher ma carte d’identité et la préfecture mon permis de conduire.

J’avais aussi ouvert un compte à la Poste pour le RMI.

Enfin, jugeant le dossier suffisamment conséquent pour obtenir de belles condamnations, on viendra m’arrêter au domicile que je venais de louer à mon nom, à 6 heures du matin, le 25 septembre 2005.

Le parquet ouvrira artificiellement trois procédures, deux en « libre », une avec mandat de dépôt et m’enverra à à Lorient à 300 kms.

Pour la première affaire, sans m’extraire : quatre mois ferme en janvier 2006

Pour la seconde : 10 mois ferme en février 2006

Pour la troisième : 5 ans ferme en décembre 2008.

Le tout à Angers.

Le parquet gardera les deux premières affaire sous le coude. Pour la troisième j’étais en provisoire pour quatre mois, renouvelés deux fois. Ne voulant pas me voir sortir, le parquet sorti l’affaire 1 puis la 2 pour que mon séjour soit prolongé au delà de l’année !

Après un an de préventive plus quatre mois, plus dix mois, je suis libéré sous contrôle judiciaire pr M Perrin, juge d’instruction… alors que j’avais accompli un an de préventive, le maximum.

A l’époque j’avais engagé une procédure en dépaysement.

Sur mon blog, http://www.jm-caze-prison-justice.over-blog.com je relate cette histoire dans la rubrique enchaînement.

Ce qui serait curieux c’est que des Chirac et autres ayant eu des procédures antérieures puissent utiliser cette loi du 25 février 2011 et pas moi !

En attendant de connaitre votre position, veuillez agréer l’expression de mes sentiments les plus respectueux.

Jean-Marie Cazé

Le 14 novembre 2011


Réflexions


  • Dénominateur commun : l’argent?

En prison il y a un peu de toutes les catégories d’infractions.

Le pointeur qui n’a pas les moyens de profiter de la jeunesse des pays pauvres (tel Mitterrand) sévit à proximité… sinon il ne serait pas en taule.

Nombre de violeurs n’avaient pas les moyens de se payer une prostituée.

Le dealer ne deale que pour se donner les moyens d’atteindre des paradis artificiels moins coûteux que ceux dont il n’a pas les moyens.

Le délinquant de la route a pu ne pas avoir les moyens de passer son permis ou a été pressé par son patron, etc.

Les crimes de sang ont quasiment toujours pour origine des problèmes d’argent qui tournent au vinaigre.

  • Le radeau de la Méduse ou le panier de crabes

Les petites gens dans la merde sont amenés à se débrouiller comme ils peuvent pour survivre, ils ne peuvent tous devenir des bourgeois pour profiter du gâteau.

Alors, hélas, ils se battent entre eux pour parer à l’urgence, voire, pour certains, se rattraper de leur mauvais sort.

Incitation aux infractions

Et si on poursuivait les grands accapareurs, les grands prédateurs de la planète, les incitateurs aux consommations inutiles, bref, tous ceux qui, pour s’enrichir bien au delà de leurs besoins, appauvrissent des multitudes et les poussent à enfreindre les lois.

  • La richesse

La France est un pays riche puisqu’elle peut se payer des chômeurs, des retraités, des malades, des handicapés, des gens qui ne produisent rien et se regardent le nombril.

Rien qu’en supprimant les rétribués à ne rien produire et en les transformant en utiles et productifs le PIB français serait celui de la Chine.

Pourquoi, comment, une personne peut-elle amasser le travail et les biens des autres et surtout les conserver ?

C’est en se faisant protéger par les politiques, les flics, l’armée, les juges… qui nous servent un baratin à endormir ceux qui ont tellement de soucis pour vivre.

  • Pas de flics = pas de milliardaires.

Le fait de naître te donne droit à un morceau de terre. Ce capital n’appartient qu’à toi. On te l’a volé, t’obligeant à te vendre pour espérer le retrouver avant de mourir.

Magistrats : responsables ou pas ?

Pourquoi ne demandent-ils pas eux-mêmes à être responsables ?

Au risque d’être assimilés aux deux autres catégories d’irresponsables : les mineurs et les malades mentaux.

Pourtant ils savent ce qu’ils font.

Ils sont bien placés pour savoir qu’ils font deux poids deux mesures tout en ayant de beaux discours pour les médias, contribuant à la scission sociale. Oui, ils savent ce qu’ils font, quelle politique ils mènent… et leur carrière se fait sur le dos des faibles.

Jean-Marie Cazé

Le 1er août 2011


Section spéciale


11 347ème jour de prison

Je suis tombé il y a quelques jours sur un bon film historique de la guerre de 40 : « Section spéciale » de Costa Gavras.

Un jeune communiste ayant tué un officier allemand, la magistrature reçut l’ordre de condamner, à mort de préférence,  six « coupables »… six « otages » en fait, pour satisfaire la politique de terreur des gens au pouvoir, l’occupant allemand en l’occurrence.

Il faut rappeler que tous les magistrats (sauf un, proche de la retraite peut-être…) avaient prêté allégeance à Vichy. Il faut rappeler qu’ils ne connurent pas de sanction à la libération…

Le film est une belle illustration des pères de nos juges actuels : c’est qu’ils se reproduisent beaucoup entre eux.

Les apparences changent avec les époques, pas le fond.

Alors que j’avais dans les vingt ans, un codétenu assez célèbre avait un ami d’enfance devenu commissaire qui lui racontait qu’il recevait du parquet des instructions du genre : « ce mois-ci il nous faut tant de proxénètes à juger ». Chaque commissaire avait son quota à remplir et devait choisir dans ses fiches ceux qu’il devait aller cueillir… bien entendu en dehors des indics ou de ceux qui donnaient des enveloppes.

Ce commissaire, assez honnête, disait à son ami, julot, qu’il tirait au sort cinq ou six personnes à fournir à l’appétit de la machine judiciaire. C’est l’histoire de Section spéciale…

Le lendemain on m’a retiré la télé : il me manquait un euro cinquante. Peu importe j’ai un radio réveil, un stylo et des timbres…

Jean-Marie Cazé

Le 2 juillet 2011


JUGES & POLITIQUES 


14 326 ème jours de prison

Incarcéré à 17 ans – peu après avoir fugué du foyer où l’on m’avait placé alors que j’étais en mathélem au lycée Lavoisier de Paris – une question m’est  venue à l’esprit, vers mes 21 ans : comment des juges font-il pour sur-condamner gens ordinaires, qui se trouvaient dans le pétrin, pour des sommes dérisoires alors qu’ils absolvent des notables (quasi systématiquement) qui se sont rempli les poches alors qu’ils ne sont nullement dans le besoin ?!

D’où vient ce sans-gène? Cette absence de honte? Cette politique?… et ce silence du peuple français  au nom de qui ces décisions sont rendues « publiquement » ? Seraient-ils ignorants ? Au service des puissants ? Au service de leur carrière ? Conditionnés par l’Ecole Nationale de la Magistrature? Leur environnement?

Comment Eva Joly a-t-elle pu légèrement ennuyer quelques chevaliers de l’industrie au service de la France (des corsaires) et massacrer les voleurs de mobylettes lorsqu’elle jugeait en vacation ?

Mes questions ont fini par trouver des réponses. Ce ne fut pas simple car il me fallait lutter sur plusieurs fronts: ma claustrophobie et ses conséquences ; les diverses persécutions carcérales ; le besoin de vivre et d’avoir une famille ; l’acharnement destructeur des procureurs et des juges bourgeois…

Bien sûr, en 44 ans de fréquentation de ce monde bien spécial, les choses (et les mentalités à la rigueur) ont très légèrement évolué mais les constantes demeurent et demeureront.

Le législateur (qui s’est fait élire ! à ne pas confondre avec ce qu’il prétend être : un élu) sachant qu’il pouvait, pourrait un jour, risquer la prison n’a pas voulu être victime de lui-même (complexe Guillotin). Il a légiféré en conséquence tant dans le code pénal que dans le code de procédure pénale, afin que, dans tous les cas de figure, il lui soit possible de s’en sortir quelque soit  le crime ou le délit commis.

Assuré de ne jamais se retrouver dans la rue sans un sou en poche et donc de ne jamais avoir à agresser un passant, assuré de pouvoir se gaver avec sa bouche et son stylo, il a posé un principe (l’esprit de la loi) : peu importe le montant volé, petit ou énorme, ce qui compte et doit compter pour le juge (ce pouvoir « indépendant » né des politiques) c’est la façon de prendre, le modus operandi…

Pour mieux enfoncer le clou, le juge doit tenir compte de la personnalité du jugé… car, à l’évidence, un nanti a forcément une meilleure personnalité qu’un gueux ou autre roturier…

Pour les crimes de sang (ou de mœurs ces dernières décennies) il y a les psychiatres dits « experts »…

 En ultime recours la loi permet de dire : coupable mais dispensé de peine !

La messe est dite. Aux juges de suivre la liturgie… ce qu’ils font, le courage ne les étouffant pas.

Chaque petit délinquant débutant préférerait avoir une situation lui permettant de s’enrichir copieusement sans avoir à transpirer d’effort ou de peur… Peut-être s’en contenterait-il de son job correctement rémunéré… au lieu d’irriter la population mal protégée en l’agressant.

Le juge pourra le stigmatiser et s’acharner sur ce malheureux.

Les peuples ont besoin de sujets de haine pour supporter leur médiocrité.

Le juge est là pour faire la politique du pouvoir, que les gens filent droit, paient leurs impôts, aillent à la guerre pour défendre les nantis.

Le sur-condamné devient partiellement victime (pour sa part de sur-condamnation) puisqu’il est utilisé comme un épouvantail.

Mais les choses évoluent, petit à petit, grâce aux médias. En effet les sur-condamnés finissent par sortir un jour (sauf exception valable pour tout ce qui est écrit ici)  et il faut bien parler de réinsertion (d’insertion pour eux qui n’ont jamais été insérés).

Cocasse ! Le chaud et le froid. Deux extrêmes : je te massacre, je te vole ma vie, je détruis ta jeunesse, ta famille et je te réinsère… en bas de l’échelle ? en augmentant le chômage ? avec un CV repoussant et excluant ?

Le notable cupide, par millions d’euros, et via sa « douceur » en modus operandi, est-il vraiment non violent ?

Pour produire des fortunes il a fallu des hectolitres de sueur, des blessés et autres accidentés mortellement du travail. Il a pompé des richesses territoriales au détriments d’autres qui se retrouveront quelquefois délinquants de façon visible et irritante. Amassant, il a généré des déshérités et des violences de rue…

 Tout se tient… comme les juges se tiennent dans leur corporation. Tout est lié comme l’écologie l’a découvert.

S’enrichir au delà de ses besoins, c’est voler (JJ Rousseau ne dira pas le contraire, Voltaire non plus.)

S’enrichir c’est asservir, c’est polluer la planète (surtout en produisant des choses inutiles à la vie) ; c’est voler des libertés individuelles; c’est faire le mal directement ou indirectement.

Le vol c’est faire du profit sans rien produire en échange. Il est pratiqué de façon invisible à grande échelle mais rarement dénoncé ou sans jamais entraîner de vraies réactions du populo endormi.

 Le monde n’est pas divisé en deux avec des gens bien et des mauvais car il y a des courants qui entraînent… Un même individu, dans des contextes différents, agira différemment.

Tout a déjà été dit, ainsi ou autrement.

Que personne ne se plaigne quelque soit son destin ; la mort, le trépas, le départ remettront tous les compteurs à zéro… pour nourrir les asticots.

Jean-Marie Cazé

Le 9 mai 2011


MAGISTRATS = irresponsables


Je ne suis pas mineur puisque je suis magistrat.

Je ne suis pas fou puisque je suis magistrat.

Et pourtant je suis irresponsable de mes actes lorsque j’enferme des innocents; provoque des suicides; génère des malades mentaux par l’enfermement contre nature ; détruis des familles ; fabrique des monstres et autres « récidivistes ».

Sur ce dernier méfait, la récidive, nous reviendrons dans la série « théorèmes ».

Je ne supporte pas la contradiction : je l’écrase par l’arme de « l’outrage à magistrat ».

Je suis couvert car je fais tout cela au nom du peuple français même si celui-ci ne m’a rien demandé et qu’il me laisse faire à ma guise.

Ainsi, pour montrer que je travaille, je condamne à tour de bras le pauvre autant que  j’absous le riche.

J’amuse la galerie avec des affaires médiatiques pendant x années sans que les concernés ne subissent un seul jour de prison : ils n’en subiront jamais !

Mon business marche fort et la corporaton y veille.

Pour mieux donner le change nous avons inventé le Conseil Supérieur de la Magistrature.

Dernièrement nous avions à blâmer le juge Burgaud dans la célèbre affaire d’Outreau…

J’aurais l’occasion de revenir sur le sujet…

Jean-Marie Cazé

Pol 1


POT DE TERRE OU POT DE FER ?


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Le 25/07/2016

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